(c) Tous droits réservés Revista Contacto 2026

Ce travail est disponible sous licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
En ce qui concerne le sujet des paradigmes en sociologie, de nombreuses discussions contradictoires ont émergé, mettant en évidence la tension qui nous permet de proposer un cadre unifié avec la pluralité d'approches qui caractérisent les sciences sociales. L'article s'intéresse aux contributions de Thomas Kuhn et de Pierre Bourdieu, penseurs qui, depuis des perspectives différentes, ont fourni des outils pour comprendre comment se fonde et, en même temps, se transforme la connaissance sociologique. Le terme "paradigme" (Kuhn, 1962), en tant que construit dans la littérature de la philosophie des sciences, a été l'un des termes centraux dans la réflexion épistémologique. Pour Kuhn, les paradigmes sont des références ou des accomplissements scientifiques exemplaires acceptés par une communauté, permettant la résolution de "casse-têtes" dans la science normale sans remettre en question les principes. D'un autre côté, bien que Pierre Bourdieu n'exploite pas le concept de paradigme, selon Sandoval Aragón (2021) La sociologie de Bourdieu est pour lui l'expression la plus aboutie d'un paradigme sociologique, puisqu'elle articule une matrice disciplinaire qui combine des éléments épistémologiques et éthiques, ainsi que l'impératif de la réflexivité. En sociologie, les paradigmes permettent de construire des cadres théoriques qui limitent et orientent la manière de comprendre la réalité sociale, autour de laquelle se regroupent des théories en approches cohérentes telles que le fonctionnalisme, la théorie du conflit et l'interactionnisme symbolique. Cependant, la coexistence de paradigmes sans qu'il existe un consensus kuhnien complet à ce sujet met en évidence la complexité idéologique et relationnelle du social, comme le soutient Follari (2001). Par ailleurs, Bourdieu présente la réflexivité comme une manière de transcender les frontières des paradigmes, en construisant des objets relationnels à partir des notions d'habitus et de champ.