(c) Tous droits réservés Revista Contacto 2026

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L’essai a analysé comment l’intervention des États-Unis dans l’isthme de Panama au cours du XIX? siècle a affaibli la souveraineté de la Nouvelle-Grenade —puis la République de Colombie— et facilité la sécession panaméenne de 1903. Son objectif était d’examiner de quelle manière les actions politiques, diplomatiques et militaires américaines ont sapé l’autorité grenadine et contribué au processus séparatiste. À cette fin, une méthodologie historique-analytique a été appliquée, basée sur la revue critique de sources primaires et secondaires, telles que des traités internationaux, des archives diplomatiques et des documents relatifs aux événements militaires et politiques de l’époque. Les résultats ont montré que l’intervention américaine était systématique et soutenue, motivée par des intérêts géostratégiques et commerciaux, dans le contexte de la rivalité pour la suprématie navale entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. Des épisodes tels que « l’Incident Russell » (1836), le Massacre de la Tranche de Pastèque (1856) et plus de quarante opérations militaires entre 1850 et 1902 ont démontré la fragilité de la souveraineté de la Nouvelle-Grenade et la dépendance de l’isthme vis-à-vis de la présence militaire américaine, ce qui a favorisé les mouvements séparatistes culminant avec la sécession du 3 novembre 1903, soutenue par Washington. En conclusion, l’intervention américaine a reconfiguré la dynamique politique et militaire de l’isthme, établissant les bases de l’hégémonie économique et géopolitique des États-Unis à Panama, et a permis une compréhension plus complète de la formation de l’État panaméen et des effets durables des stratégies géopolitiques sur la souveraineté nationale et la stabilité régionale.